Livre paru aux Editions Grancher
La méthode Slender ® co auteurs
Dr Alain Butnaru, Dr Isabelle Meurgey

Docteur Alain Butnaru
6 place de la République Dominicaine
75017 Paris
Tél : 01 42 27 13 93

Pour chaque patient, une étude préalable et bien évidemment personnalisée est indispensable. La première consultation, étape fondamentale du traitement, permet de définir le résultat recherché, puis de déterminer les modalités à mettre en œuvre pour un déroulement serein de l'intervention et un suivi efficace. De la précision de l'information dépend le point de départ du traitement.

Le cheveu
Il se divise en deux parties : la tige et la racine. La tige, ou partie libre, se trouve à la surface du cuir chevelu. Son aspect est conditionné par deux paramètres : le diamètre et la kératine, constituant fondamental. La racine est insérée obliquement dans le cuir chevelu ; elle est protégée par le follicule pileux.

Il existe chez un adulte 100 à 150 000 cheveux, issus chacun d'un follicule pileux programmé génétiquement pour donner successivement naissance à environ vingt-cinq cheveux, d'une durée de vie de trois à six ans. Chaque cheveu effectue son propre cycle, indépendamment des follicules voisins, garantissant ainsi un aspect homogène à la chevelure.

La chute de cheveux
On peut définir qu'un cheveu passe par trois phases :

  • La croissance (phase anagène) qui dure de 2 à 6 ans.
  • Une période d'inactivité (phase catagène) qui dure de 2 à 3 semaines.
  • La chute (phase télogène), qui dure environ trois mois. Le cheveu va progressivement être délogé et remplacé par un nouveau cheveu anagène, issu du même follicule.

Sur l'ensemble d'une chevelure, on peut dénombrer : 85 à 90 % de cheveux "anagènes", 0 à 1 % de "catagènes" et 10 à 15 % de "télogènes".
Une perte quotidienne et physiologique d'environ 50 cheveux est normale. Cette chute peut s'intensifier à certaines périodes. Elle peut être génétique, naturelle (saisons, cycles biologiques...) ou pathologique (carences nutritionnelles, déséquilibre endocrinien, stress, traumatismes...).

La calvitie androgénogénétique
Cette affection est due à une sensibilité anormale des bulbes pileux.
Chaque bulbe possède un récepteur aux hormones mâles. Certaines zones du crâne sont pourvues de récepteurs très sensibles à ces hormones, ce qui va entraîner une vitesse de pousse du cheveu plus rapide et donc un cycle pilaire raccourci, des cheveux de plus en plus fins, aboutissant ainsi à un épuisement prématuré du "capital cheveu". Au bout d'un certain temps, il n'y a plus de programmation pour de nouveaux cheveux, la calvitie apparaît.

Chez l'homme
Un homme sur trois débute une calvitie entre 25 et 30 ans, un sur deux débute une calvitie entre 45 et 50 ans. L'âge auquel surviennent les premières chutes de cheveux est capital. En effet, si la calvitie débute jeune (18/20 ans), l'évolution sera rapide et vers 40 ans, elle sera complète.
En revanche, si vers la quarantaine, un individu a encore la moitié de sa chevelure, il est fort probable qu'il ne se dégarnira que progressivement et n'atteindra une calvitie évidente qu'autour de la cinquantaine.

Chez la femme
Moins fréquente que chez l'homme, l'alopécie chez la femme, se caractérise par un appauvrissement global de densité de toute la zone chevelue, le respect d'une bande frontale antérieure et l'absence de zone totalement glabre.

La technique
La greffe de cheveux vivants est pratiquée depuis plus de cinquante ans, mais les techniques ont subi une véritable révolution ces dernières années : les résultats esthétiques ont été affinés et le confort des patients considérablement amélioré.

Les greffes classiques "champs de poireaux" ou "cheveux de poupées" étaient visibles car le transplant utilisé mesuraient environ 4 mm de diamètre et contenaient entre 12 et 18 cheveux.

Aujourd'hui, le micro-transplant, ne contient que de 1 à 4 unités folliculaires, pour une chirurgie totalement invisible.

La technique consiste à prélever des cheveux (unités folliculaires) sur la zone donneuse, pour les transplanter sur les endroits dégarnis. Cette intervention n'est absolument pas douloureuse et ne nécessite pas d'hospitalisation. Les cheveux qui sont transplantés sont génétiquement programmés pour des cycles de repousse durant toute une vie (contrairement aux cheveux placés sur le dessus du crâne ou sur les golfes), et ce, quels que soient les individus.
La restauration capillaire va utiliser une association de micro-transplants dans laquelle la densité capillaire augmente progressivement d'avant en arrière.

Les micro-transplants sont réimplantés, un par un, dans la zone receveuse, dans le sens de la repousse. C'est une reconstitution progressive, une implantation naturelle très fine et permanente de la chevelure. Le patient sort sans pansement, ni point de suture à enlever.

Après une microtransplantation, le cheveu transplanté tombe. C'est le follicule transplanté qui, vivant, produira un nouveau cheveu visible trois à quatre mois après l'intervention. Ces nouveaux cheveux pousseront ensuite à un rythme normal (1cm à 1cm1/2 en moyenne).

Deux techniques coexistent actuellement, la technique de la Bandelette et la technique F.U.E. avec chacune leurs avantages et leurs inconvénients.

Qu'elle que soit la technique choisie, si bien entendu, elle doit être parfaitement réalisée, il faut que les considérations esthétiques le soit également : le dessin et le positionnement de la ligne frontale, ainsi que les proportions naturelles du visage doivent être respectés.
Si les deux sont parfaitement respectées, les résultats sont remarquables, mêmes cheveux mouillés et décoiffés, la microtransplantation capillaire moderne est invisible.

En savoir plus, www.greffe-de-cheveux-paris.fr